18. BILAN DE NOS 1 AN À MONTRÉAL : ON AIME & ON AIME PAS!!

Tabarouette, 1 an déjà. 1 an d’expatriation à Montréal, de découvertes, de rencontres, de partage, de joie, mais aussi de pleurs et de difficultés. Calice que ça passe vite ! Et, il y a 1 an, si on nous avait dit qu’on fêterait notre première année en confinement à cause d’un virus qui touche le monde entier, on n’y aurait pas cru. La vie est pleine d’imprévus, et ça nous aura appris à vivre encore plus au jour le jour, parce que tout peut basculer du jour au lendemain. La preuve !  

Alors, étant donné qu’on a essayé de vous partager au maximum notre nouvelle vie ici avec plusieurs articles, on ne voulait surtout pas se répéter (ça aurait été tellement plate = ennuyant). On a donc décidé pour faire le bilan, de partir de cette question qui nous a été plusieurs fois posée : “Qu’est ce que vous aimez et vous aimez le moins ?”

Et ce n’est pas si pire de partir de là, parce que dans le fond, on va parler un peu de tout (vie quotidienne, job, logement, voyages…). Le but de cet article est de vous faire le bilan de notre expérience personnelle, de notre ressenti. Il ne s’agit en aucun cas d’une généralisation de l’expatriation. Il y a tellement à dire, qu’on a préféré faire une sélection.  Alors c’est partie pour « les 15 choses qu’on aime et qu’on aime le moins dans notre nouvelle vie” 

ON AIME

1. La vie qui est tellement plus DOUCE ici. Les québécois sont sympathiques, chaleureux, bienveillants et sont souvent prêts à aider. On aime le « Allô, ça va bien ? ». On aime le tutoiement (moins formel, plus naturel finalement et tout aussi respectueux que le vouvoiement), l’accent et les expressions québécoises. On aime leur tolérance (chacun vit sa vie et on ressent beaucoup moins de regards, moqueries, insultes, jugements). 

Cependant, il y aurait quand même une limite à leur tolérance. Il semblerait que les québécois soit rapidement tannés de ces « full français » qui viennent immigrer chez eux. Soit ! Il y a aussi des exceptions comme partout, mais dans l’ensemble tout est plus CALME et moins STRESSANT. Je me sens beaucoup plus détendue ici. Ça fait du bien au corps et à l’esprit. Vraiment !

2. Le paradis de la NATURE qu’est ce pays. On est clairement tombé amoureux des grands espaces québécois (et on espère canadien, lorsqu’on ira à la découverte d’autres provinces). On aime la possibilité de s’évader en ne roulant que quelques kilomètres en dehors de la ville. On aime aller à la découverte des parcs nationaux, faire des activités (randonnées, sports d’hiver…) et ressentir cette sensation de liberté et de dépaysement. Ça c’est vraiment un de nos gros coups de cœur ici. La possibilité, le temps d’un week-end, de s’offrir des excursions à droite à gauche et de profiter de la beauté du pays (aller voir les ours noirs ou encore les baleines de Tadoussac). D’autant plus que ce ne sont pas les mêmes paysages qu’en France (ou du moins les même paysages que que notre campagne sarthoise, nous qui avons très peu voyagé en France). 

Articles « Notre 1er excursions au Mont-Tremblant », « Un WE à Québec au début de l’hiver » & « 2 parc nationaux au Québec »

3. La ville de MONTRÉAL en elle-même, notre QUARTIER et notre LOGEMENT. Même si Montréal est une grande ville, on ne ressent pas la sensation d’étouffement. Il est vrai que les buildings sont majoritairement concentrés dans le centre-ville et en dehors, les rues aérées, les blocs de condos (appartements de 3-4 étages) et la flore très présente (dans les parcs, le mont royal, les ruelles vertes) font qu’il y fait plutôt bon vivre à Montréal.

Et c’est aussi pour ça que nous aimons particulièrement notre quartier du Plateau-Mont Royal (surnommé aussi “La Petite-France”) pour le dynamisme et le charme du quartier avec le style des maisons typiquement montréalais et les escaliers en fer forgé à l’extérieur, les parcs, les piscines l’été et les patinoires l’hiver, l’avenue Lauriers avec tous ses commerces de proximité, restaurants, brunchs (OUI, ON ADORE BRUNCHER), cafés et bars, l’avenue du Mont-Royal où flâner, le boulevard St Laurent (La Main) où magasiner dans des friperies et des boutiques de créateurs locaux tout en profitant du Street Art de Montréal avec un festival en été.

Article « Le street art et les murales de Montréal »

Pour ce qui est de notre logement, nous y somme depuis janvier 2020. Nous avons quitté notre premier logement parce que je ne me sentais clairement pas à l’aise dedans. Présentement, nous vivons dans un grand 3 ½ (1 chambre), moins chère, beaucoup plus lumineux, plus confortable et bien plus à notre goût. Et même si ce n’est que temporaire, on voulait un logement ou se retrouver et se sentir comme “chez nous”. 

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur certains quartiers et sur « comment on a trouver un logement à Montréal », qui selon nous, ne fut pas une mince à faire (entre enquête de crédit, prix, politique de location, pas d’états des lieux…, il y a de quoi en perdre la tête). Tout est ici :

Articles : « Notre 1er logement à Montréal » & « Nos premiers pas à Montréal »

4. Le DÉPAYSEMENT quotidien de notre nouvelle vie. On trouve ça cool et super enrichissant de découvrir au jour le jour une façon différente de vivre. On aime côtoyer la culture nord américaine tout en français, des différences dans le mode de vie, les repas (déjeuner, dîner, soupe), les spécialités culinaires (le sirop d’érable, la poutine, les bagels), les saisons (surtout l’hiver), les sports (hockey sur glace, baseball, football américain), les activités, la langue française, certes, mais qui reste tout de même bien différente de part leur accent et leurs expressions québécoises, le système administratif (provinciale et fédérale), le code de la route, la faune, la flore, etc… C’est incroyable mine de rien de vivre ça. Et c’est aussi s’adapter un peu chaque jour tout en restant nous même, avec certaines de nos habitudes françaises (bien ancrées). 

5. La possibilité de PROFITER au maximum de ce pays : profiter, voyager, découvrir de nouveaux endroits, passer du bon temps avec de nouvelles rencontres, se faire plaisir… Cette expérience qu’on a tant voulue, on veut la vivre à fond, parce qu’on y est et qu’on a réussi. C’est dingue quand même! Bon, on a aussi eu des coups de blues (avant de commencer ma job en octobre 2019, pendant le début du confinement pour nous deux, le manque des proches qui se faisait sentir…). Mais ça fait partie du jeux et ça nous aide à avancer.

ON AIME MOINS

6. Le côté très COMMUNAUTAIRE des québécois. Pour certains, ne leur dites surtout pas qu’ils sont canadiens. Non, non, ils sont québécois, ce n’est pas pareil. Alors que pour nous, même si Montréal appartient au Québec, nous vivons au Canada. 

Ce qui suit ne va pas plaire à tout le monde, mais moi, j’aime moins : les personnes qui ne parlent pas français à Montréal. C’est vrai qu’il y a plusieurs quartiers plus anglophones ici mais pour moi, c’est comme un français qui vit en France et qui ne parle pas français. Se retrouver dans des boutiques à Montréal où aucun commerçant ne parle français, et bien s’est plate (dit-elle la fille qui voulait s’expatrier pour améliorer son anglais, ahah). Alors que les québécois se disent être les fervents défenseurs de la langue française. À d’autre…

D’autant plus que sans s’en rendre compte, les québécois sont les rois du monde de l’utilisation de mot anglais, et des traductions littérales en français : Exemple : De rien en français = Bienvenue en québécois = You’re Welcome en Anglais / Bonjour = Bon matin = Good morning / Pas de problème = Pas de troubles = No trouble etc.

Alors si t’es plus “anglophone” et que tu n’acceptes pas le rejet de l’anglais, le Québec n’est peut-être pas fait pour toi.  

7. Le fait que les québécois en général n’aiment pas le CONFLIT, et que parfois «  il ne faut rien dire » pour éviter les conflits. Mais c’est tannant, parce que des fois, pour avancer et pour que les choses soient constructives dans la vie, il faut dire les choses. C’est pas toujours simple et plaisant à dire et à entendre, mais ici, j’ai l’impression qu’ils évitent tout. C’est assez étrange d’ailleurs, parce que nous autres les français, on a tendance a avoir un franc parlé non ? Ceci-dit, ça a aussi le gros avantage de ne pas se prendre la tête. 

8. LE DOLLAR CANADIEN qui fait que tout nous semble plus cher (1$ = 0,64€). À tout ça, s’ajoutent les TAXES non comprises dans le prix de base comme en France et les TIPS quand on va aux restaurants, bars, cafés avec un service à table. Ça ne s’arrête donc jamais!  

Articles :  » Bilan de notre 1er mois à Montréal » & « Montréal et le coût de la vie »

On peut ajouter à ce point, le principe de crédit et de débit, parce que ça aussi, c’est un vrai casse tête. Pour faire simple : on paye avec notre carte de crédit, on rembourse avec notre compte débit (sous un délai de 21 jours chez notre banque). Ensuite, on obtient une côte de crédit, mais pour ça, il faut utiliser ta carte de crédit, sinon ta côte ne monte pas. Tout ça sert de “garantie” pour un futur propriétaire qui souhaite te louer son logement, par exemple. Celui ci va demander une enquête de crédit auprès de ta banque pour s’assurer que tu es un bon payeur. 

Mais pour les nouveaux arrivants comme nous, pas de compte crédit, donc pas d’enquête de crédit, donc plusieurs difficultés à obtenir un logement à cause de ça. Mais c’est surtout que la côte de crédit elle augmente avec le temps et qu’il faut utiliser la carte de crédit pour avoir une bonne côte. Même après un an de vie ici, notre côte est toujours dans la moyenne, alors qu’on est assidus dans tout ça. Bref, s’endetter pour prouver ta fiabilité, un vrai casse-tête! 

9. la « NOURRITURE » ou encore la “bouffe” (non péjoratif ici) dans le sens où il nous est difficile de manger comme eux. On est toujours à la recherche de nos produits, on a du mal à nous faire à leur habitude. Cela dit, on revient de France où on était en vacances et on est d’accord : la gastronomie française est incomparable. Et souper à 17h-17h30 : on n’est pas capable. 

10. Et pour terminer et comme tout le monde : LE CONFINEMENT & LA PANDÉMIE

On a tous été anéantis de voir ce qu’il se passait dans le monde (et qui ne cesse de continuer, malheureusement). C’était comme irréel et c’est devenu réel. Énormément de gens sont décédés, la panique a éclatée, tout (ou presque tout) a été fermé, le confinement à commencé, nos proches ont annulés leur séjour chez nous (logique), certains ont même été touché par le virus (et vont bien maintenant)… Marc a débuté le télétravail à partir du lundi 16 mars et j’ai été mise au chômage partiel à la lunetterie deux jours plus tard. Tout est allé super vite et le moral en a pris un sacré coup.

Pour Marc, ça n’a pas été tous les jours facile du fait d’être entièrement isolé et de ne voir personne. Mais finalement, dans son domaine, le télétravail est quelque chose qui fonctionne plutôt bien. Donc, pour le moment et jusqu’à nouvel ordre, Marc reste en télétravail.  

Pour ma part, j’ai rapidement postulé sur le site “Je contribue pour la Covid-19” et j’ai obtenu 1 mois plus tard, un poste en maison de retraite (CHSLD = centre d’hébergement de soins de longue durée) d’aide au ménage puis d’assistante préposée aux bénéficiaires. Ce poste qui n’existe pas en France pourrait correspondre à un poste “d’assistante aide soignante”. Le but était de soulager les préposés aux bénéficiaires en les relayant dans l’aide aux repas, réfection des lits, soutien social et psychologique etc… Mais avec la crise sanitaire et aux vues des besoins importants, je faisais clairement fonction d’aide soignante. Et soyons honnêtes, ça n’a pas été facile. Je vous en parle un peu plus juste en dessous. 

ON AIME ET ON AIME MOINS 

11. Pour faire suite au point précédent, on entend souvent qu’il est facile de trouver une JOB ici. Alors, oui et non. Marc étant ingénieur en informatique et moi infirmière, on a la chance d’avoir des métiers très recherchés (ici et partout dans le monde en fait). Donc on n’est pas les mieux placés pour vous parler de ça.

Mais notre avis sur la question est le suivant : oui, il est facile de trouver du travail si tu souhaites toucher à autre chose que ton domaine d’expertise, si tu souhaites juste un travail “alimentaire” pour vivre et voyager etc… Mais, on pense que si tu cherches dans ton domaine, ou dans un domaine particulier, tu vas te retrouver face à des difficultés en tant que français, voir même rencontrer les mêmes difficultés qu’en France.

Marc a rapidement trouvé un poste de développeur en informatique en France avant notre arrivée. Et pour moi, avant de trouvé j’ai pas mal douté, pleuré, je me suis remise en question par rapport à mes projets professionnels, moi qui voulais justement faire autre chose qu’infirmière en arrivant ici. Et oui, j’ai ensuite rapidement et facilement trouvé un poste dans une lunetterie en tant qu’assistante optométriste et conseillère en vente. Donc oui, c’est facile, mais pas toujours. 

Article : « Nos jobs à Montréal »

Puis s’en vient le moment, où j’ai dû chercher dans le domaine de la santé, dans mon domaine. Et comme je le disais, ça n’a pas été simple d’obtenir un poste d’assistante préposée aux bénéficiaires (APAB).  J’ai dû batailler et relancer plusieurs fois pour obtenir un poste alors que c’était la crise et que j’avais de l’expérience dans le domaine. Mais vu que je n’avais pas de reconnaissance de diplôme faite au Ministère de l’immigration, ça a entraîné des difficultés pour m’embaucher etc…Je comprends, c’est le milieu de la santé, un service public d’autant plus, mais là, ça m’a mise à bout. J’ai trouvé ça tellement compliqué alors que j’étais prête à faire n’importe quelle job pour apporter mon aide. Mais je voulais aussi avoir la possibilité d’intégrer un établissement de santé pour faciliter mon projet professionnel futur : obtenir l’équivalence pour devenir INFIRMIÈRE CLINICIENNE QUÉBÉCOISE.

Personnellement,  même si ce n’était pas facile tous les jours, comme partout (avec les décès permanents lié au virus, mais aussi liés à l’isolement et à la maladie…) j’ai aimé faire ce métier de “mini aide soignante” vue que j’avais déjà occupé des postes d’aide soignante en France. Mais l’envie d’être infirmière, et de faire plus était constamment présente. Donc, finalement, j’étais bien contente d’avoir tenté le coup en ayant lancé une demande. Parce qu’il existe un accord entre la France et le Québec pour obtenir cette équivalence. Il m’aura fallu 4 mois de traitement de dossier et environ 1 mois pour décrocher un poste et un lieu de stage pour obtenir l’équivalence d’infirmière québécoise (un grand merci à Marie, qui m’aura tant aidé dans cette démarche et qui sera aussi ma future collègue). 

Et je commence début octobre avec un stage d’adaptation de 75 jours. Je vous donnerais plus de détail quand je l’aurais terminé et si tout se passe bien. Comme la job n’est pas la même qu’en France, je suis à la fois impatiente, mais je redoute aussi de rencontrer de trop grandes différences et que ça ne me plaise pas. Alors je ne préfère ne pas trop m’avancer en ce qui concerne ma formation et on verra bien. Dans tous les cas, j’essaierai de vous faire le point sur toutes les étapes pour obtenir l’équivalence d’infirmière et les grandes différences entre infirmière clinicienne québécoise et infirmière française. 

On aime aussi le fait que nos employeurs aient été arrangeant pour qu’on puisse avoir des CONGÉS pour aller voir nos proches en France, ce qu’on n’aurait pas pu faire pour les fêtes de fin d’année. Parce que du coup, on aime moins les 2 semaines de congés payés ± 3 semaines. Mais ça dépend des jobs et des conventions collectives de chacun. Il est toujours possible de demander des congés sans solde, mais c’est à la discrétion de votre employeur. 

Juste pour information, un temps plein au Québec c’est 40h /semaine et le salaire minimum est à 13,10$/h = 8,39 euros brut. 

Et pour terminer avec le travail, on aime LA RECONNAISSANCE des métiers de la santé notamment en ce qui concerne la rémunération et les moyens techniques. Pour vous donner un ordre d’idée, ma job d’aide aux ménages était mieux rémunéré que ma job d’assistante optométriste du fait de la pénibilité. Et mon salaire d’assistante préposée aux bénéficiaires (mini aide soignante) équivalait à un salaire d’aide soignante en France (sans ancienneté et sans formation technique particulière). Donc ça fait réfléchir. 

On aime aussi l’initiative de Québec qui a lancé un programme de recrutement de 10 000 préposées aux bénéficiaires pour pallier à la crise sanitaire (avec une formation payée et accélérée pour travailler dans les CHSLD). Ça aussi, c’est une belle avancée. 

12. On adore les 4 SAISONS biens définis, mais… 

l’HIVER, c’est l’fun, on aime la neige, tous les paysages enneigés, les activités d’hiver (ski, patin, luge, raquettes…), les multiples événements proposés par la ville (Igloofest, Montréal en Lumière, la fête de la neige…), fêter Noël en chalet, les feux d’artifices du Nouvel An… On aime aussi se retrouver au chaud, à la maison, sous le plaid avec une bonne tasse de thé et un bon film de Noël (avouez, c’est parfait). 

MAIS on aime moins la durée de 6-7 mois, les températures négatives, le fait qu’il fasse frette, les journées très courtes, la nuit qui tombe à 17h, le manque de lumière en fin de journée qui pèse sur le moral… Même si c’était notre premier hiver, qu’il était soit disant pas trop frette selon les québécois et qu’on était plutôt bien équipés, et bien ça nous a quand même bien changé des hivers français. C’est vrai que c’était comme « supportable », mais on avait clairement pas l’habitude. Et il ne faut pas se mentir, avoir encore des températures négatives et de la neige en plein mois de mai, et bien ça commence à être un peu long là l’hiver. Il serait temps de passer au printemps. 

Articles : « Partie 1 : notre 1er hiver à Montréal » & « Partie 2 : nos activités d’hiver à Montréal »

– le PRINTEMPS qui signe la fin de l’hiver avec le retour des beaux jours, les plantes qui fleurissent, les arbres bourgeonnent, la végétation qui explose (c’est limite la “jungle”), les chants des oiseaux et les  ÉCUREUILS. Oui, parce qu’eux, on les ADORENT (contrairement aux locaux qui ne les portent pas trop dans leurs cœurs, parce qu’ils mange tout et font beaucoup de dégâts). 

MAIS on aime moins le début du printemps avec la fonte de la neige est les rues de Montréal qui sont “dégueulasses”. Et le faux espoir du retour des beau jour, et hop, le retour de la neige et des basses températures. Non mais sérieusement! 

– l’ÉTÉ parce qu’il fait beau, qu’il y a du soleil, qu’il fait vraiment chaud (avec des journées caniculaires), qu’on ressort les vélos, et qu’en temps normal les activités, festivals et spectacles en plein air fusent dans toute la ville (pas cette année à cause de la COVID-19). Nous avons quand même eu la chance d’en apercevoir quelque-uns cet été. L’ambiance est là, en tout cas.

MAIS on déteste les travaux tout l’été et l’état des routes (des champs de mines). Oui, oui, c’est à cause des conditions climatiques, mais voyons, il ne faut pas exagérer. 

Article « 2 parc nationaux au Québec »

– l’AUTOMNE, définitivement ma saison préférée parce que c’est la folie des couleurs. C’est le feu partout (dans la ville et les alentours). Tout est magnifique. La période d’Halloween aussi est très dynamique ici. On a tellement hâte de sortir de notre confinement pour profiter de cette saison.  

MAIS on aime moins, un tout petit moins cette période qui est si courte et qui annonce le froid hivernal (parce que l’hiver avec la neige et sans le froid, ça irait). 

Articles : « Le mont-royal aux couleurs de l’automne » & « Notre 1er excursions au Mont-Tremblant »,

13. Les RELATIONS AMICALES qui sont plus difficiles à créer. En général, les québécois ont déjà leur cercle d’amis, leur relation et n’ont pas forcement besoin ni envie de créer de nouvelles relations avec nous autres expatrié. Parce qu’en effet, le fait qu’on soit ici avec des permis “temporaires” ça n’aide pas dans le sens où certaines personnes ne souhaitent pas forcément tisser des liens du fait que nous autres « pvtiste » nous finirons par partir à un moment donné (ou pas, mais au début, on est jamais sûr de rien). Du coup c’est aussi difficile de bien s’intégrer et de connaître les habitudes québécoises lorsqu’on ne les fréquente pas beaucoup, d’autant plus qu’on travaille beaucoup avec des français aussi. Alors on comprend. 

Il faut donc forcer le destin. Personnellement, je n’étais pas trop à l’aise avec ça au début, mais j’ai et je continue à faire de belles rencontres grâce aux réseaux sociaux par exemple (groupe de rencontre sur Facebook, Instagram, qui organise des sorties, soirées etc…). Marc, lui a pu revoir ses collègues et faire des sorties avec eux lorsque le confinement s’est un peu plus allégé cet été. 

Mais n’empêche qu’on a rencontré des gens formidables ici et qu’on fréquente régulièrement les mêmes personnes avec qui on s’entend très bien. Et c’est super important pour le processus d’immigration parce qu’on a toujours une pensée pour nos proches, nos amis en France en se disant qu’ici ça ne sera jamais pareil. Oui, c’est vrai, mais l’un n’empêche pas l’autre. Ça nous a d’ailleurs fait un bien fou de les revoir début septembre. 

CE QU’ON NE PEUT PAS TROP VOUS PARLER POUR LE MOMENT

14. Le SYSTÈME MÉDICAL plus dans le sens caisse d’assurance maladie, remboursement etc… On n’a pas encore été malade ici (on croise les doigts pour que ça dure). Donc on ne sait pas trop comment ça fonctionne. 

J’ai entendu dire et j’ai pu lire que le système de santé ici, c’était une CATASTROPHE ! On a une assurance privée et droit au Régime De l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) mais on n’a pas envie de tester. J’ai des amis ici (en résidence temporaire aussi), qui ont dut se faire soigner et ça a été un calvaire. Un an d’attente pour avoir un médecin de famille (il faut qu’on s’y intéresse d’ailleurs) et encore plus pour toute demande de consultation chez un spécialiste. C’est difficile aussi en France, on est d’accord, mais franchement le système de santé en France ce n’est pas si pire. Je l’ai bien constaté à mon retour récemment lorsque j’ai dû réalisé tout mon suivi annuel. Heureusement qu’on est jeune et en bonne santé. 

15. Tout ce qui concerne les VÉHICULES. On loue des voitures pour nos excursions, les prix sont abordables, on a jamais eu de soucis. Mais pour tout ce qui est du permis de voiture, de l’échange de permis, assurance auto, stationnement, etc.…, on n’en sait pas grand chose. Présentement, nos permis français ne sont normalement valable que 6 mois après notre arrivée. Mais la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) qui s’occupe des échanges de permis a été longuement fermée avec la COVID et les délais pour avoir un rendez-vous sont devenues très long. Mais il faut qu’on vraiment qu’en occupe aussi.

FIN…

Voilà voilà. Encore un article assez long, mais qui permet de faire le point sur notre première année d’expatriation. Il y a encore tellement à dire, mais l’essentiel est là. Cette expérience, on voulait qu’elle nous permettre de vivre quelque chose de différent, selon une autre culture, un autre mode de vie… Tout en voyageant et découvrant de nouveaux horizons. Et c’est ce qu’on essaye de faire, en s’en donnant tous les moyens. Et comme on le disait, on a un peu plus de mal à vivre à la québécoise mais pour ce qui est de découvrir et de profiter, ça on gère. 

Mais sachez que tout n’est pas beau, rose et parfait ici. Parce qu’après avoir quitté la France et y être retourné récemment, on se rend compte que mine de rien, on l’aime notre France. On a toujours quelque chose qui nous rattache à elle (surtout nos proches). Jamais on ne niera ou on n’oubliera notre pays d’origine. Mais aujourd’hui, c’est dans notre pays d’adoption qu’on a envie de profiter au maximum de la vie. 

Et pour ça, on a des projets plein la tête avec une “To-do list” qui ne cesse d’augmenter. Mais d’ici quelques semaines, on va se lancer dans les démarches pour une demande de RÉSIDENCE PERMANENTE pour pouvoir rester plus longtemps ici dans un premier temps et pourquoi pas avoir la possibilité d’y revenir plus tard. 

Donc voilà. On espère que cet article vous aura plu. Il nous tarde maintenant de terminer notre quarantaine pour aller profiter des parc nationaux aux couleurs de l’automne, de décorer notre logement sur le thème de l’automne et d’halloween, d’aller cueillir nos citrouilles et d’en manger à toutes les sauces (tarte, soupe, purée…). 

A bientôt et bises de deux sarthois à Montréal!

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2 commentaires

  1. Bonjour. Bel article sur mon ancienne ville. Pour ce qui est de l’utilisation presqu’exclusive de l’anglais dans le centre-ville de Montréal, sachez que tout ceci se passe en toute contravention avec la loi 101, loi qui protège la langue française). Laxisme des autorités, manque de moyens de l’Office de la Langue Française, toujours est-il que c’est triste et dommageable pour la réputation de Montréal, première ville francophone en Amérique du Nord. Ponctuellement, des mouvements renaissent pour faire respecter la Loi mais ce n’est jamais simple. La vie à l’extérieur de Montréal est beaucoup plus unilingue française dans la province de Québec. La vie en région est différente sous plusieurs points de vue. Autant de régions, autant de spécificités. Bon séjour parmi nous et bonne chance dans toutes vos démarches.

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