15. NOS JOBS À MONTRÉAL

Vous souhaitez en savoir un peu plus sur nos emplois ici à Montréal. Alors, nous allons essayer de vous en dire davantage. Mais sachez que l’écriture de cet article a été chaotique, par manque d’inspiration. Parce que Chaddia est perdues professionnellement parlant et parce que Marc ne sait pas quoi dire ! Bien bien bien… C’est partie !

1. Refaire son CV au format canadien

Et oui, il a fallu commencer par rédiger nos CV selon les normes canadiennes. Rien à voir avec le CV français haut en couleur et en originalités. Ici, ce qu’il faut mettre en avant, ce sont ces compétences quelles qu’elles soient. Seuls les éléments et compétences nécessaires au poste recherché sont importants (inutile de mettre tout ce que vous avez pu faire peu importe le domaine de recherche). 

En général, il est composé de 2 pages, en noire et blanc, sans âge, ni photo. Il peut-être chronologique ou fonctionnel (par compétences) ou mixte. Un résumé d’objectif de carrière peut être écrit en amont pour permettre à l’employeur de faire le lien et de cerner le type de travailler recherché. Celui-ci est utile lorsqu’ aucune lettre de motivation n’est envoyée avec le CV (non obligatoire). Et ne pas hésiter à mettre les équivalences des diplômes (surtout si les reconnaissances de diplôme ont été faites).

Exemples de CV français et québecois

2. La job de Chaddia 

Infirmière de profession depuis maintenant 3 ans, ce métier m’a vraiment mis à rude épreuve, que ça soit moralement ou physiquement. C’est pourquoi, j’ai profité de cette nouvelle expérience pour tester d’autres métiers. 

Deux métiers dans le paramédical m’ont toujours attirée : opticienne et préparatrice en pharmacie. J’ai donc postulé dans des lunetteries et des pharmacies, pour pouvoir obtenir un poste et me familiariser avec ces nouveaux milieux. J’ai obtenu des entretiens dans les deux catégories et j’ai finalement choisi un poste d’assistante optométriste et conseillère clientèle à la lunetterie Newlook (contre des postes de technicienne de laboratoire dans des pharmacies). À vrai dire, mon choix a été vite fait. Je souhaitais plus découvrir le côté : conseil, vente, connaissance en optique, mais aussi parce qu’il y avait le côté fun des lunettes : avant tout un dispositif médical, mais aussi un accessoire de beauté, il ne faut pas se mentir.

Je ne sais pas si c’est très intéressant de vous expliquer exactement ce que je fais. Une simple définition sur « Google » pourra vous donner ces informations là. Alors je vais plutôt essayer de vous dire ce que j’aime et ce que j’aime le moins dans le poste que j’occupe.

J’aime : 

  • La relation que j’ai avec les clients (conseillère en vente) / patients (assistante optométriste). Cette façon d’être à leur écoute pour pouvoir mieux les “conseiller” et répondre à leurs demandes. 
  • Accompagner les patients de A à Z : les informer sur les examens de la vue, les conseiller et les orienter sur le choix des montures, des verres et des différents produits vendus … 
  • Apprendre et mettre en pratique de nouvelles connaissances (sur les troubles de la visions, l’optique…) pour pouvoir mieux conseiller.
  • Être quotidiennement au contact avec des québécois. “Vous être française? Connaissez-vous ceci ou cela ? Faut que vous alliez là ou que vous fassiez cela… ». Des bonnes idées à prendre.  
  • Une équipe au top et des collègues en or. Nous sommes que des français sur le plancher avec des optométristes québécoises. Ce qui fait que l’ambiance est assez agréable.
  • Ne pas faire trop d’heures supplémentaires, rentrer à la maison et ne pas penser/parler travail et surtout le fait d’être moins stressée et angoissée au quotidien. Ça, c’est vraiment agréable.
  • Le fait de m‘avoir donné ma “chance” sans expérience quelconque dans le métier.

J’aime moins : 

  • La partie “vente”. Mon poste s’intitule “conseillère clientèle” mais ne devrions nous ne pas plutôt dire “conseillère à la vente”. C’est du business. Vendre, vendre, vendre. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, mais vendre des produits dont nous nous donnons corps et âme et où la passion est là, pourquoi pas. Mais en ce qui me concerne, ce n’est pas le cas. 
  • Le poste d’assistante optométriste et toutes ses fonctions de secrétariat et d’administration (gestions des dossiers, des rendez-vous, des appels téléphoniques, …). Beaucoup trop de papiers malgré des données informatisées et des logiciel qui ne sont pas à la pointe de la modernité, faut l’avouer. Bref, ça n’aide pas!
  • Travailler derrière un bureau, ce n’est définitivement pas fait pour moi. 
  • Ce qui amène au point suivant : job pas assez dynamique. Au quotidien, c’est similairement tout le temps la même chose: j’ accueille le patient, je fais la facturation, je réalise les pré-tests, je l’oriente vers l’optométriste et on recommence. C’est vrai que ça peut être le point commun de beaucoup de job, mais pour ma part, ça revient trop vite au même. Et il y a très peu de situations qui sortent du commun. 
  • Le salaire qui selon moi n’est pas à la hauteur notamment pour le poste d’assistante optométriste qui nécessite sérieusement de bonnes connaissance, une bonne maîtrise du matériels, une bonne organisation… (14$/h avec un salaire minimum au Québec de 12.5$). 
  • Le manque de population anglophone qui me permettrait d’améliorer mon anglais (même si c’est assez difficile lorsqu’il y en a, mais il faut se lancer).
  • Travailler tous les samedis et avoir dimanche-lundi comme jour de repos. Je ne suis pas sur qu’en tant normal ça me dérangerait. Mais étant donné que nous sommes venu ici pour profiter et que Marc est en congé les samedi-dimanche, c’est délicat de pouvoir organiser des choses lorsque je travail le samedi. Heureusement que quelques arrangements entres collègues sont possibles (en général 1 fois le mois). 

3. La job de Marc

Développeur en informatique, j’écris du code. J’ai été embauché dans une agence de « consulting », qui m’envoie en mission pour aller travailler dans d’autres entreprises. Pour faire simple, c’est comme une agence d’intérim. Je travaille à BELL, l’une des principales compagnies de télécommunications du Canada. Ma mission est de développer un outil de surveillance de tous les équipements réseaux des clients professionnels de BELL.

J’aime :

  • Travailler avec des technologies récentes et sur des projets qui m’intéressent.  
  • Travailler avec des collègues québécois. Contrairement à Chaddia qui ne travaille principalement qu’ avec que des collègues français. 
  • En terme de hiérarchie, j’aime me sentir plus proche de mes patrons par rapport à la France, ce qui simplifie la communication. 
  • Le rythme de travail. Ici, ce qui compte ce n’est pas le présentéisme, c’est plutôt que les choses soit faite. 
  • Les avantages comme : des locaux neuf, propre, fonctionnelle, du bon matériel, une salle de gym, des cafétérias (Tim Horton’s).
  • Le salaire : plus élevé qu’en France.

J’aime moins : 

  • Pour le moment, le fait de me sentir moins proche de mes collègues ici, qu’en France. L’expatriation, c’est pas toujours facile notamment pour les relations amicales.
  • Le temps de transport : 1 heure 40 de trajet aller-retour (métro + bus). 

4. Pendant le confinement

Marc fait du télétravail et ce n’est pas tous les jours facile de rester concentré à la maison (non, non, je ne l’embête pas). Pour ma part, étant donné que ma job est « correcte », mais surtout curieuse de nature, j’ai lancé une demande de reconnaissance de mon diplôme d’infirmière pour pouvoir y exercer ici. Est-ce vraiment si différent ici ? Affaire à suivre… Quoi qu’il en soit, c’est une demande qui est un peu longue et qui est actuellement en cours de traitement donc j’aurais tout le temps d’y revenir plus tard. Mais vue les événements actuels, ça risque de prendre un peu plus de temps que prévu, même si les infirmières sont très sollicitées.

En attendant, dans le cadre des besoins importants dû à la pandémie dû COVID-19, j’ai décidé de contribuer et de travailler en tant qu’aide de services dans les Centres d’Hébergement de Montréal (aide au ménage, repas, hygiène…). Cela me laisse le temps de réfléchir quant à ma vie professionnelle : Infirmière ? Pas infirmière ? À l’hôpital ? Pas à l’hôpital? Tester le travail en pharmacie ? Rester dans le milieu médical ? Ou faire tout autre chose? Travailler dans une boutique (friperie, prêt à porter…) ? Ou pourquoi pas la restauration ? Bref, c’est encore le « fouillis ».

Mais comme me l’a dit ma meilleure amie « Ce n’ est pas grave si tu n’es pas heureuse quand tu es au travail du moment que tu es heureuse dans ta vie« . Il n’y a pas plus vrai et plus parfait pour clôturer cet article.

Vous ne pensez pas ?

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