13. PARTIE 1 : NOTRE 1ER HIVER À MONTRÉAL

“Alors l’hiver québecois ? Pas trop froid ?” Voici donc un article pour vous donner nos premiers ressentis quant à l’hiver canadien. Cette période de l’année tant redoutée par les tempêtes de neige, le froid glacial, le -40°C ressenti,  le verglas, la slush… Période surtout redoutée par Chaddia, frileuse comme jamais (pas réunionnaise pour rien). Mais à la fois tant attendu pour la beauté des paysages et les activités d’hiver, en veux tu, en voilà.

1. Les premières neiges 

Les premières neiges sont arrivées le 7 novembre où il a neigé environ 20 cm. Comment vous dire que nous étions comme des enfants. Nous sommes émerveillés par toute cette neige qui recouvre la ville de Montréal. Et cela à chaque chute de neige.

C’est à Québec, que nous avons vraiment pu profiter des premières neiges. Voici le lien de l’article « Un Week-end à Québec au début de l’hiver ».

2. Les premières températures négatives

Nous avons la chance, d’avoir un hiver bien plus chaud que les années précédentes. Ce qui explique que nous le vivons et supportons plutôt bien à notre plus grande surprise. En effet, même si le froid est plus sec qu’en France, les températures sont d’environ -15°C à -10°C. Ce qui n’est pas “frette” selon les québécois. Mais bien assez pour nous, parce que mine de rien, nous vivons l’hiver le plus froid de notre vie “présentement”.  

3. Les première tempêtes de neige. 

Neige en grande quantité, rafales de vent et de poudreuse formant les tempêtes de neige, ne sont pas les moments le plus appréciables de l’hiver québécois. Contrairement à l’année dernière, où les montréalais ont vécu tempête sur tempête, cette année et pour le moment, Montréal en comptabilise trois. Trois tempêtes de maximum 50 cm d’épaisseur de neige. Les températures de -20/-25°, ressenti -30°C/-35°C nous gèlent littéralement les “poils de nez”. Nous pouvons aussi noter la moustache gelée, la sensation d’avoir les poumons qui vont exploser, le vent qui nous frappe le visage et nous fait limite pleurer et le reste du visage qui meurt lentement, toujours à cause du vent… Heureusement que ça ne dure pas bien longtemps et que c’est tout de même supportable. 

Après une tempête de neige, souvent, nous avons remarqué une neige qui dure quelques jours, des températures un peu plus douces (façon de dire), une neige qui fond en “slush”, des plaques de verglas qui s’installent après quelques pluies et du gel. Puis le retour de la neige et ainsi de suite. Et pour survivre à tout ça, nous nous devions de nous équiper chaudement. 

4. Nos équipements vestimentaires d’hiver 

S’équiper en vêtements et en chaussures d’hiver fut l’une des premières choses que nous avons faite en arrivant. Étant frileuse par nature, je me devais de trouver des vêtements très chauds afin de me rassurer et de moins redouter l’hiver canadien pour pouvoir en profiter un maximum et non le subir.

Nous avons donc opté pour : 

  • des manteaux en duvet d’oie allant jusqu’à -25°C (à -5°C, nous sommes juste en t shirt en dessous et à -10° avec un pull/sweat en plus).
  • des polaires quand il fait plus de -15°C.
  • des t shirts manche longue thermolactyl lorsque nous sortons à la journée pour être sur de ne pas avoir froid (éviter le coton qui retient la transpiration et donc l’humidité).
  • des chaussures/bottes d’hiver en laine de mouton, waterproof : UGG pour Marc, Blundstone collection hiver pour moi. J’ai aussi une paire de Palladium en laine de mouton et une paire de vraie bottes de neige Cougar que je n’ai pas encore mise une seule fois parce que les Blundstone sont vraiment chaudes et confortables. Je les adore.
  • des sous-collants quand il fait -15/-10°C (que nos mettons sous un jean, mais apparemment le jean est peu conseillé. Mais pour nous ça a fait la job tout l’hiver).
  • des chaussettes en laine de mérinos/d’alpaga.  
  • des moufles/gants doublés.
  • une tuque (offerte par les copines).
  • une écharpe (quand il y a du vent, sinon, la capuche suffit).
  • de la crème hydratante ++ (mains et lèvres).

Le style en hiver, on oublie. Le plus important, c’est d’avoir chaud. À savoir aussi, qu’au travail, j’ai l’occasion de mettre mes autres “belles” chaussures parce que tout le monde se déchausse et change de chaussures. Les clients/patients mettent des sur-chaussures et certains ont même leurs propres chaussons lorsqu’il rentre dans la boutique et dans la clinique. Qu’ils sont bien équipés ces québécois. 

Voilà tout pour l’équipement. Nous en sommes très contents. Nous avons préféré choisir des manteaux très chauds pour éviter la technique de l’oignon parce que les différences de températures entre l’extérieur et l’intérieur (métro, centres commerciaux…) sont assez extrêmes. Il est en effet plus facile d’enlever un manteau que plusieurs couches de vêtements. Bref! Et il est entièrement possible de s’équiper sans dépenser des centaines de dollars (si c’était à refaire, nous aurions peut-être attendu un peu pour avoir des meilleures offres).

5. La vie à Montréal : entre circulation et déneigement 

Contrairement à la France, ici, le pays est habitué et la ville ne tourne pas au ralentie. Tous les véhicule ont l’obligation d’avoir des pneus d’hiver à partir du 1 décembre. Après les chutes de neiges, les routes sont régulièrement déneigées et les trottoirs aussi (avec des mini déneigeuses trop mignonnes). Mais pas toutes les rues donc attention quand même aux chaussées glissantes.  Au final, des murs de neige sont formés de part et d’autre des routes, sur les trottoirs recouvrant parfois même les voitures stationnées et surtout les vélos restés sur les trottoirs. 

Puis vient le tour des camions qui viennent récupérer toute la neige de la ville pour la délocaliser dans des endroits prévus à cette effet. Tout cela pour dégager et sécuriser les rues et les trottoirs de Montréal. Pour réaliser ce chargement de la neige, des panneaux interdiction de stationner sont mis en place la veille du déneigement. Le lendemain matin, une sirène retentit lorsque des voitures sont toujours stationnées afin de les enlever avant que la fourrière ne passe. Cette sirène passe souvent entre 7h et 9h. Le meilleur moyen de réveiller tout le monde à cette heure-ci. Après cela, la ville est vraiment plus praticable. 

Chaque habitant de la ville se doit également de déneiger/saler son entrée/escalier. De même pour les magasins. Les bus continue de rouler (avec quelques retards, mais rien de bien méchant). Les enfants sont tirés en luge, certains ont même chaussés les skis de fond ou les raquettes pour sortir, certains vélos circulent encore, et certains se sont même inscrits à la salle de « gym » (pour rappel, c’était notre seule résolution pour l’année). Comme quoi, on voit de tout ici…

Donc voilà, “Alors l’hiver québécois ? Pas trop froid ?”. Et bien pour le moment, nous le vivons plutôt bien.

Une chose en plus dont nous n’avons pas beaucoup échangé avec vous, mais avec Marc nous avons pris la décision de changer d’appartement. Et cela a beaucoup joué sur notre moral et sur notre ressenti vis à vis de l’hiver (bon surtout pour Chaddia, faut l’avouer). Nous sommes à présent dans un bien bel appartement lumineux, propre, à notre goût et où il y fait bon vivre (nous avons enfin investi dans un peu de décoration).

Ce qui est important aussi pour bien vivre cette saison, c’est de sortir, de faire des activités et de découvrir un nouveau mode de vie (et se découvrir aussi). La partie 2 concernera les activités hivernales que nous avons pu faire et qu’il nous reste à faire avant la fin de l’hiver. Parce que même si ça fait déjà 5 mois que l’hiver et là et que les québécois nous vendent du rêve en nous parlant de l’été ici à Montréal, pour le moment nous ne le trouvons pas trop long et souhaitons en profiter au maximum avant les beaux jours.

Voilà! Nous vous laissons encore avec quelques photos de Montréal sous la neige et la suite dans l’album :

Partie 1 – Notre 1er hiver au Montréal

Alors et vous, comment le vivez ou le vivriez vous vous cet hiver canadien ? 

Bisous de deux sarthois à Montréal!

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